14 juin 2008

ANNONCE

POUT TOUS LES AMIS DE HAUT ET FORT ,BALOO TENER,EST ETAIS FIER D'AVOIRE FAIT CREE DES BLOG SUR HAUT ET FORT,MES IL ETAIS FIERE AUSSI ,QUAND IL VOYER LES VIVE LA VIE EN HAUT ET DANS LES MEILLEURS,ALORS QUAND VOUS ECRIVEE UNE NOTE SUR VOTRE BLOG N'OUBLIER PAS D'ECRIRE "VIVE LA VIE" DANS LA BARRE TAGS, EN GROSE L'ETTRE. MERCI

FEDERATION FRANCAISE DES CLUBS DE VOITURE A PEDALES

Journée souvenir à Baloo Lundi 9 Juin 2008 10 h 07 min 43 sec Avec Jean Charles et quelques équipes, on pensait faire une journée mémoire à Vimoutiers et Crouttes pour la pose de la pierre tombale de Baloo prévue début Juillet. Mais plusieurs personnes étant absentes le week-end du 14 Juillet, nous allons essayé de mettre sur pied cette journée commémorative le samedi 4 Octobre 2008 à Vimoutiers. La journée se déroulerait de la façon suivante: petite course animation dans les rues de Vimoutiers avec le maximum de voitures en début d'aprés-midi, puis pose d'une plaque gravée avec le portrait de Baloo et une VAP, sur la tombe à Crouttes et soirée repas dans une salle sur Vimoutiers ou Crouttes. La plaque serait payée par les équipes et la Fédération, tout ceci n'est qu'une ébauche, faites nous part de vos remarques et suggestions et retenez la date du 4 Octobre. Merci Dominique. (LE PRESIDENT)

13 avril 2008

JUILLET 2008

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HIER AU SOIR, JAI PARLER AVEC RICHARD (LE FRERE DE BALOO),IL EST PREVU DE DEPOSER UNE PIERRE TOMBAL SUR LA TOMBE DE BALOO,AU MOIS DE JUILLET 2008,RICHARD DESCEND A VIMOUTIERS DANS LE MOIS DE MAI,POUR VOIRE CELA,IL FAUT VOIRE LA DATE,MES ON SAVAIS QUE SONT ANNIVERSAIRE ET LE 13 JUILLET 2008,DONC RICHARD PENSE QUE CE DEVREZ ETRE CE WEEK END,ON VOUS EN DIRA PLUS,QUAND ON AURA CONFIRMATION,ET NOUS AVONS DES IDEES, POUR CETTE JOURNEE,ET POUR LES GENS QUI SOUHAITE PARTICIPE A CETTE JOURNEE ET A LA PIERRE TOMBALE.

AMICALEMENT

15 mars 2008

ECRIE PAR BALOO !!!

Un histoire écrite par Baloo... 

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Des pas de plus. Vieux Fernand Il est magnifique, étonnant, presque incroyable. Il est beau. Ses yeux brillent d'un éclat quasi magique. Des yeux si espiègles et si vifs. Ses lèvres fines sont sans cesse en mouvement, prononcent, articulent mots après mots. Ses mains longues et soignées viennent à leur secours, bougent, s'envolent comme des papillons. Il a le sens de la caméra. Il sait, il sent que tout le monde le regarde et l'écoute. Il connaît sa propre habileté à utiliser les médias. En fait, s'il s'en sert à ce point, c'est parce qu'il veut léguer au plus grand nombre toute une vie pleine qu'il a voulu intense. Tout ce qu'il a recherché, poursuivi, découvert, vu, lu, retenu, appris, il nous l' offre. À quoi bon garder tout ça pour soi, à quelques heures, à quelques jours, à quelques mois de sa fin ? Bien sûr, toutes les télés font des émissions sur des témoignages de gens qui se racontent : untel à vécu chez les lapons… Alors il raconte. Un autre chez les pygmées… Il raconte aussi. Un autre a passé cinq ans comme coiffeur d'un Président russe… Il raconte encore. Pour "Vieux Fernand" (c'est comme ça que l'ont surnommé les médias), ce n'est pas tout à fait pareil. Même s'il a vécu quelques moments extraordinaires et rares, rencontré des personnages tellement extrêmes, c'est plutôt dans sa façon de les raconter qu'il est original. Quand on l'écoute, on a toujours l'impression qu'il parle à chacun de nous de chacun de nous et chacun de nous a l'impression d'être un proche, d'être son frère ou sa sœur, d'être son ami, son confident. Lorsqu'il nous parle de ces hommes ou femmes que l'on dit "Grands", c'est pour finalement nous montrer qu'ils sont aussi simples et humains que le plus simple et humain d'entre nous. Et du même coup, nous nous disons que chacun d'entre nous peut être ou devenir " Grand "aux yeux d'un autre sinon de tous les autres. Des histoires, des anecdotes, il en a tant que chaque journaliste se respectant garde précieusement son numéro de téléphone comme une sorte de numéro d'appel d'urgence, pour les jours maigres d'informations. " Vieux Fernand" dit toujours oui. Toujours revenir à la dimension humaine. Lequel, autre que lui, oserait raconter que Jacques Prévert buvait du vin rouge dès le matin, en solitaire au comptoir d'un caviste de la rue Lepic, comme un banal ivrogne ? Et que quelques dizaines de mètres plus bas, dans la même rue, un autre poète, Bernard Dimey, faisait la même chose au Lux Bar, entouré de quelques prostituées qu'il aimait tant et qui l'aidaient à lier la fin de la nuit avec le début du jour. "Vieux Fernand" ne jugeait ni ne critiquait personne, il racontait des bouts de vies, des uns, des autres, de la sienne et, en fait, de la nôtre, nous, les vieux du 4e âge, ceux qui allaient vers les 100 ans d'existence. Comme nous, il avait connu les guerres, leurs courages et leurs lâchetés. Comme nous, il avait connu toutes les fêtes et leurs ivresses. Il avait vu son père, saxophoniste dans un bouge à dockers, quai de la Fosse à Nantes, embrasser des filles qui n'étaient pas sa mère. Voici encore quelques années, il passait une et plusieurs nuits de suite, à moitié endormi sur un pouf, dans une boutique désaffectée de l'îlot Challons, derrière la Gare de Lyon, à Paris. C'est une prostituée extraordinaire du nom de Grisélidis qui l'avait entraîné là pour lui faire découvrir les nuits de musique et de folies aux odeurs de mafés et de poudre blanche d'un monde africain souterrain. Les rideaux de fer des boutiques étaient levés et découvraient ces logements de squatters où les blacks riaient à pleines dents au son des djambés, sous le regard des femmes en boubous, elles mêmes ivres de la turbulence des enfants. "Vieux Fernand" avait ainsi appris partout le Monde en s'approchant au plus près des hommes. Il nous restituait tout ça, à nous qui n'avions pu ou qui n'avions osé aller voir par nous mêmes. Nous étions des centaines de milliers à guetter ses apparitions télévisées, les articles dans les magazines, les interviews sur les radios. Nous ressemblions à ces ados, fans de chanteurs modernes. Et si nos corps avaient physiquement pu assumer nos désirs, nous aurions hurlé vers lui à sa sortie des immeubles de télévision, nous l'aurions suivi partout pour réclamer des autographes. Pourquoi ? Parce qu'il avait été tout ce que nous avions rêvé d'être ou de rencontrer, hommes ou femmes. Et quand bien même nous n'aurions pas eu ces curiosités, à notre âge, à l'âge où beaucoup font la liste de ce qu'ils n'ont pu vivre , nous avions besoin, inconsciemment, qu'on nous le raconte, qu'il nous le raconte.. "Vieux Fernand" rendait nos propres souvenirs universels en les racontant sur tous les médias, en les reprenant à son propre compte. C'était fou ! "Vieux Fernand", je le répète, avait des souvenirs qui étaient vraiment les nôtres, même si nos souvenirs, à nous, n'étaient pas parisiens comme l'étaient souvent lles siens. Il nous racontait, ou plutôt nous contait notre propre histoire, avec cette persistance à toujours transformer les personnages célèbres en êtres simples. " Le Pape, sous la douche, est un homme ordinaire et la Reine d'Angleterre, quand elle se taille les ongles des pieds (pour prendre un exemple), est une femme comme une autre. Chacun d'eux le sait très bien et ne pas l'oublier n'empêche pas le respect et n'oblige pas à y penser sans cesse. J'avoue bien aimer conserver l'image de l'homme à sa propre dimension. C'est vrai que ça confine à l'obsession… Bien souvent… Je l'admets ". Lorsqu'il voulait décrire le défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées , il partait de Nancy, en voiture, avec la famille Jacquemain (André, Denise et les 4 enfants). On avait vraiment l'impression qu'il était avec eux, dans l'auto. Il nous les montrait garant la voiture à une porte de Paris, de très bonne heure. Nous les imaginions rejoindre les Champs par le métro, s'approcher des barrières et acheter pour les 3 plus jeunes enfants, des petits drapeaux tricolores qu'ils agiteront sur le passage d'une armée qui ferait, pas vraiment exprès, un peu peur au plus petit des enfants. Denise sortirait la bouteille thermos de café chaud. Ils grignoteraient quelques sandwichs préparés à la maison et ils attendraient… Pas besoin pour "Vieux Fernand" de nous décrire les soldats en parade. Il lui suffira de nous parler des regards, des émotions de la famille Jacquemain, de Nancy. Et tout serait dit et tout serait, une fois de plus, ramené à la dimension humaine. Il aimait par-dessus tout résumer la révolution de 1789 au geste incroyable du boucher Legendre coinçant Louis XVI derrière une fenêtre. Qu'un homme du peuple, petit commerçant de quartier, ose ce geste de lèse-majesté le faisait jubiler. Un boucher face à un Roi ! "Tout ramener à la dimension humaine" Pourquoi je vous dis tout cela aujourd'hui ? Pourquoi toutes ces lignes sur "Vieux Fernand" ? C'est pourtant facile à deviner. À 108 ans, la "Star" s'est éteinte. Nous sommes tous orphelins Il n'a laissé aucun livre. Rien. Rien d'autre que des paroles que notre grand âge et un manque de modernisme nous ont presque toujours empêché d'enregistrer sur des magnétophones ou des magnétoscopes. Que pouvions-nous faire pour lui manifester un grand signe d'adieu ? Sinon de superbes funérailles. Il avait souvent dit qu'il laissait le choix à ceux qui lui survivraient, le choix entre l'incinération et l'enterrement classique. medium_corbillard_1.jpgC'est Oscar qui avait décidé. Oscar (que "Vieux Fernand" surnommait Caron, comme le passeur du Styx), fut jadis le dernier conducteur de corbillards hippomobiles. Il avait conduit beaucoup de convois vers de nombreux cimetières. Oscar avait une particularité : il n'était pas, comme il disait lui-même, un "livreur de frigos". C'était plus fort que lui : il voulait connaître celui qu'il convoyait. En savoir le plus possible sur sa vie, ses amours, ses métiers, sur tout. Pas question de conduire un défunt dont il ne saurait rien. La place réservée de "Vieux Fernand" se situait au Carré 57 du cimetière de Pantin. Oscar avait fait venir de Cazes Mondenard, petit village près de Lauzerte (Tarn et Garonne), un des plus beaux véhicules de la collection d'Yvan Quercy, philocorbien s'il en est. Parmi les 80 corbillards en exposition (dont certains dataient du XVIIe siècle), le choix fut difficile mais assez rapide. Le plus dur fut de le transporter jusqu'à Paris. Yvan était un ami d'Oscar. L'expédition en fut simplifiée. De leurs côtés, les médias firent le maximum pour que les funérailles de "Vieux Fernand", la date, l'heure, tous les détails soient connus de tous ceux qu'il laissait derrière lui. De nous tous, les admirateurs, les fans, les vieilles branches pas encore tombées. Il n'était pas prévu de cérémonie religieuse. Ceux qui connaissaient le mieux "Vieux Fernand" savaient qu'il ne développait jamais le sujet de la religion. Il respectait ceux qui croyaient. Point final. "Ça les regarde" disait-il simplement, dissimulant sûrement ainsi un épisode secret de sa longue vie. Et, bizarrement, personne ne l'embarquait sur la question. Donc pas d'église. Pas de noir non plus, enfin, le moins possible. Le corbillard, tout en marqueterie très claire, portait des rideaux d'un superbe gris souris. Comme le costume d'Oscar et des porteurs. Comme les plumets et les caparaçons des superbes chevaux prêtés par le Maître d'Attelage Rébulard, venu exprès d'un des plus beaux haras normands. L'attelage comportait douze chevaux. Quelques vieux musiciens gitans n'osaient pas encore jouer de leur guitare. Ils étaient les premiers arrivés. "Vieux Fernand" était souvent passé par leur monde, témoin de leurs empoignades verbales vite suivies de bœufs musicaux "…Où parfois, comme pour le mariage de Loulic Ferré, près d'une vingtaine de guitaristes, venus, pour certains, de très loin, assis côte à côte, jouaient l'improvisation. Je les entends encore : Elios et Boulou Ferré, Christian Escoudé, Matelot, Serani, Babagne Chatounet et Maurice Ferré, et tous les autres que je ne connaissais pas… Une gamine de 5 ans dansait devant eux un flamenco avec les mouvements de corps d'une vraie femme." Lorsque "Vieux Fernand" parlait sur les chaînes de télé, du monde gitan, c'est qu'il nous parlait des oiseaux, de la famille, de la Musique et de la Liberté. Des artistes de cirque arrivaient, en costume de scène. Les dompteurs étaient venus sans leurs lions et les larmes peintes du clown blanc étaient remplacées par de vraies larmes. Lorsque "Vieux Fernand" parlait du cirque, il nous ramenait à nos premiers éclats de rires d'enfants, à nos premières peurs. Nous avions tous, un jour, lancé une pomme de terre dans la gueule ouverte d'un hippopotame. Et si ce n'était jamais arrivé, ç'aurait très bien pu l'être. Des autocars se vidaient de vieux et vieilles venus par dizaines de tout le pays. Une foule incroyable se massait derrière le convoi immobile. Le visage dans ses mains, Oscar, lui aussi, était immobile. Il pensait à celui qu'il allait conduire vers le Carré 57 du cimetière de Pantin. Il pensait que chacune des personnes venues les accompagner était une des pièces du puzzle dont l'image finale était " Vieux Fernand ". Il y avait des menuisiers, un orfèvre, une dentellière… Il y avait de vieux étrangers de toutes les couleurs… Quelques politiciens très âgés mais encore actifs étaient venus… Le cortège gonflait, gonflait… Les vieilles se tenaient par le bras, les vieux s'appuyaient parfois sur des cannes. Des jeunes étaient là aussi, étonnés d'y être mais portés par l'image du défunt, intrigués par le tapage médiatique, curieux de découvrir un tel personnage. Ce sont ceux-là qui se jetteront demain sur les magazines. Oscar refusa de répondre à une équipe de télévision. Il fit le tour du corbillard, caressa les rideaux, repoussa un petit coussin de reines-marguerites blanches, revint à l'avant du véhicule, passa la main sur le museau de chaque cheval et monta finalement s'asseoir à sa place de cocher. Il prit les rênes et les chevaux le sentirent aussitôt. Leurs sabots claquèrent sur le bitume, mais ils restèrent en place. Oscar tourna la tête vers l'arrière du corbillard, découvrant une foule incroyable, véritable marée humaine et bariolée. La consigne avait presque été respectée : le moins de noir possible. Toutes les lumières rouges des caméras s'allumèrent. Le convoi allait partir. Lorsque mon regard croisa celui d'Oscar, je compris immédiatement qu'il allait se passer quelque chose. Oscar était de ces vieillards capables de faire "un pas de plus", le pas que ni lui ni un autre n'aurait pu prévoir. Un geste fou, étonnant et toujours décisif. Cela faisait plus d'une demi-heure qu'ils étaient partis . Au pas. Le martèlement des sabots des chevaux donnaient un rythme qui semblait se mêler aux musiques du cortège. Un cortège pas trop triste où chacun parlait, où chacun se racontait, se découvrait. On y buvait parfois et on y cassait même la croûte. Vaste pique-nique ambulant. La foule s'étirait sur plusieurs kilomètres. Personne, de mémoire de journaliste n'avait jamais vu ça. Même pour la Môme Piaf. Par endroits, cela faisait penser aux funérailles d'Achille Zavatta. Par endroits seulement. Apparemment, personne ne pleurait plus. En s'approchant, il était facile de reconnaître les bribes de conversations tant elles étaient fidèles aux anecdotes de "Vieux Fernand". Oscar, bien que coincé sur le haut du corbillard le sentait bien. Chaque particule de cette foule était une particule du défunt. Et pour Oscar, qui s'approchait du Cimetière Parisien par l'avenue Jean Jaurès, il semblait inouï de faire entrer toutes ces particules dans une tombe d'à peine 2 mètres sur 3. Inouï ! Aussi, à l'approche de l'entrée principale du cimetière, il eut une première hésitation. Son esprit ne concevait plus l'éventualité d'un enterrement classique. Il se dit qu'il aurait dû choisir l'incinération. Il se dit, en même temps, que tous ces gens qui suivaient étaient heureux d'être là, dans cet ultime accompagnement. Tout aurait été si simple s'ils n'avaient été que tous les deux, "Vieux Fernand" et lui. Il tira un peu sur les rênes de droite et les douze chevaux tournèrent à droite, empruntant la ruelle bordée de fleuristes qui s'ouvrait sur ce grand champ de tombes plus ou moins entretenues. Il savait où était le Carré 57. Il était tout là-bas, un peu plus loin sur la gauche après avoir tourné une première fois à droite. D'ailleurs, il apercevait, de son perchoir mobile, les 4 employés des pompes funèbres, cordes à la main, déjà prêts à arrimer le cercueil pour le descendre dans le trou. Impossible. Oscar n'admettait pas cette image. Une telle vie entière dans un si ridicule et si petit trou. Non ! Tant que "Vieux Fernand" ne serait pas là-dedans, il serait encore un peu vivant. Ceux du cortège continueraient à parler, à se raconter. Tout ce que la "Star" avait vécu ne tiendrait pas dans cette tombe. Alors il fit une chose étonnante, extravagante : il ne tourna pas à droite et donna un léger coup de rênes pour que les chevaux continuent tout droit. Au loin, les croque-morts endimanchés faisaient des grands signes croyant qu'il s'était trompé de chemin. L'un d'eux osa même crier : c'est ici ! Mais Oscar l'ignora. Le convoi ressortit par l'avenue du Général Leclerc, face à un vieux bistrot tenu autrefois par une sèche femme en blouse noire qui s'appelait Simone. Une autre anecdote racontée par Vieux Fernand, parlait de cet endroit, d'une nuit de réveillon de misère. Le souvenir de l'histoire était si précis, les détails si réels, qu'il reconnut l'endroit et que la voix du défunt semblait résonner dans sa tête Oscar entendait cette voix. Même mort, "Vieux Fernand" continuait. Ou bien était-ce un de ses propres souvenirs, à lui, Oscar ? Il avait eu raison de ne pas s'arrêter. Le cortège suivait toujours. Personne ne l'avait quitté. C'était peut-être la première fois qu'on pouvait voir un convoi mortuaire sortir intégralement d'un cimetière, mort compris. Des gens sur les trottoirs soulevèrent leur chapeau, baissèrent la tête ou se signèrent. D'autres regardaient fixement cet étrange convoi. En tournant à gauche sur l'avenue, Oscar tournait le dos à Paris. Des policiers dans leur voiture se dirent qu'il s'était trompé de cimetière et qu'il allait rejoindre celui de La Courneuve. L'idée les fit sourire. Mais le corbillard et ses suiveurs ne s'arrêtèrent pas au Cimetière de La Courneuve. Lentement, toujours au pas, il approchait de la campagne, heure après heure. Les médias n'eurent pas vraiment le temps de réagir, pas plus que les services préfectoraux qui crurent à un gag. Pas question de contrôler le cortège. Il y avait sûrement une raison. Il fallait y aller sur la pointe des pieds sous peine de ridicule. Imaginez le contenu d'un tel rapport de police ! D'autant qu'il devait être loin, à présent, ce fameux convoi funèbre. Arrivé en pleins champs, Oscar prit les petites routes de campagne, ce qui rendit joyeux les douze chevaux. Envoyer un hélico pour les repérer ? Vous n'y pensez pas ! "Vérifiez vos sources ! " criait le rédac'chef à ses envoyés spéciaux. " On s'est fait avoir… Ils tournent un film ! " Cette histoire date de plusieurs années. Certains affirment qu'un superbe corbillard tiré par quatre chevaux un peu maigres et suivi d'une grosse dizaine de vieux squelettiques, aurait été aperçu dans les toundras reculées de Russie… D'autres racontent qu'au contraire, le cortège s'est enrichi de milliers de gens de tous les pays traversés, nourris de leurs histoires, anecdotes, rires. Comme revitalisés. En fait, personne n'était sûr de rien, bien sûr. Mais l'histoire était agréable à raconter.

17 février 2008

LAISSER DES COMMENTAIRES !!!

LAISSER DES COMMENTAIRES ,SUR CE BLOG ET NOUS LES METTRONS,SUR LE BLOG !!!

A VOUS DE JOUER,EXPLIQUER NOUS COMMENT VOUS AVEZ CONNU BALOO(HERVE),RACONTER VOTRE HISTOIRE ???

bonjour!! je suis samantha malla la petite fille du vieux noy et le nènène la famille gitane malla malhè baloun les a tres bien connue et il y a quelque mois je lui avait envoyè un email pour rentrè en contacte avec lui car ma tante la counas m avait dit qu il serait certainemeent problame qu il sois le seul a avoir des photos de mon bapteme en 1973 car balou etait le photographe de toute nos fete gitanes!! voila j aimerai savoir si sa famille es en possesion ces photos merci a bientot

Ecrit par : malla samantha | 18 février 2008

Bonjour
Moi je n'ai connu Hervé qu'à l'occasion de sa mort.
C'est vrai que c'est bizzare de faire connaissance avec quelqu'un le jour de sa mort.
Mais j'ai lu son blog et j'ai été touchée par sa générosité.
Oui, il faut le faire vivre même si c'est un peu compliqué.
C'est un devoir de mémoire important et je pense qu'Hervé aurait été heureux de penser que son blog lui survivrait.

Ecrit par : Rosa | 20 février 2008

Je ne sais plus comment j'ai connu le blog d'Hervé, certainement en cliquant sur un lien dans des commentaires. On a tjrs eu des idées assez opposées, mais j'ai tjrs trouvé que c'était un sacré bonhomme attachant.

Ecrit par : Yannick | 20 février 2008

Hervé a été le premier a mettre un commentaire de bienvenue sur mon blog lorsque je l'ai créé. J'ai de suite adopté le tag qu'il a créé "vive la vie" parce qu'il me semblait le plus approprié à mon caractère et c'est le seul sous lequel je publie.
Grace à lui j'ai découvert la blogosphère par la richesse des liens qu'il a mis sur son blog, et j'ai aussi découvert un homme au grand coeur et à grande gueule, un aventurier de la vie, gentleman et charmant.
Un type bien

Ecrit par : maazz | 03 mars 2008

29 janvier 2008

Après

Je me permets de poster ce billet pour discuter de l'avenir du blog de notre regretté Hervé, Baloo, Rayane. Nous en avons parlé hier soir avec Laurette et Jean-Charles et voici un petit récapitulatif :

Ce blog restera en ligne quoi qu'il arrive. J'ai pointé l'adresse mail de « l'admin » Haut et Fort chez moi, ainsi je serai informé si besoin de payer, d'assurer une maintenance ou autre. À côté de cet aspect purement administratif, Jean-Charles, moi-même ainsi que tous les proches qui le souhaitent pourront publier ou nous demander de publier de nouveaux billets sur ce blog.

Seulement, ce blog était celui de Baloo (désolé, je n'ai jamais appelé mon oncle autrement que « Baloo ») et il devra toujours le rester. Ainsi, ce blog ne continuera pas comme avant : nous ne publieront les nouveaux billets que de manière épisodique (tous les 2 ou 3 mois par exemple, selon l'actu) pour garder le contact avec la communauté qui s'est créée autour de Baloo. Par exemples, ces futurs billets seront utiles pour organiser les envois des nouvelles de Baloo lorsqu'elles seront mises en pages et imprimées ; pour prévenir de la pose de la dalle de la tombe ; pour se caler sur la commémoration annuelle ; pour signaler les divers hommages ; ou encore, dans un registre plus gai, ces billets épisodiques pourront aussi servir à transmettre l'actu des amis (mariages, heureux évènements, adresses, nouveaux blogs, etc.) ; ou encore à faire revivre de temps en temps des documents retrouvés (publication en PDF du carnet au Baloo raconte son voyage au Maroc, les jeux que Baloo avait créé, photos rares, vidéos retrouvées, documents, etc.).
Bref, beaucoup de possibilités mais seulement, nous pensons qu'il faudra que tout cela se fasse de manière sporadique, pour ne pas dénaturer ou prendre le dessus sur le blog original, ne pas essayer de nous approprier trop brusquement cet espace avec des billets trop réguliers (en revanche, discussions totalement libres dans les commentaires, bien entendu). Et puis il faut que la petite flamme que nous allons faite vivre ici puisse tenir des années.

Dans un premier temps, il faut que je fasse un petit warning visuel pour bien préciser que Baloo n'est plus là, et éventuellement, que je ferme les commentaires des billets écrits par Baloo afin qu'il n'y ait aucune confusion pour les visiteurs qui arrivent ici par un moteur de recherche ou au hasard de leur navigation. Éviter que des gens qui ne sont pas habitués à 1000 & 1 vies viennent poser une question décalée sur un billet d'il y a 2 ans par exemple. En revanche, sauf dérapage, nous laisserons les commentaires ouverts sur les billets écrits après.

Voilà pour les grandes lignes. Le sujet est délicat car nous avons tous une facçon différente de connaître Baloo et une expérience différente de l'outil blog (la gestion des blogs de personnes décédées est encore très peu fréquente) mais si vous avez des idées nous pouvons sans problème en discuter dans les commentaires. Notons que le blog Michto sera repris par Debla avec l'aide de Jean-Charles (encore lui !) et que le blog des Voitures à pédales va continuer de suivre la vie de le fédération.

Christophe Druaux

22 janvier 2008

REMERCIEMENT !!!

Bonjour,

Au nom de la famille de Baloo (le terme « famille » est large car en quelque sorte, beaucoup de ses amis en font aussi partie), je remercie ceux qui se sont déplacés ou qui ont laissé un petit mot sur les derniers billets de ce blog. Beaucoup sont venus de loin pour lui dire au revoir, d'autres ont assisté Baloo lorsque nous n'étions pas là, jusqu'à lui apporter à manger tous les jours, faire son ménage, des travaux, ou tout simplement, lui tenir compagnie fidèlement. Une pensée particulière pour les « fils virtuels » Pierre-Henri, Jean-Charles, Guillaume et David, ainsi que pour Khadija qui n'a pu être présente qu'avec le cœur, ce qui est déjà très bien. Baloo avait tellement d'amis que je ne me risquerai pas à citer plus de monde mais une chose est sure : il savait bien les choisir.

Comme l'a précisé Phil, Baloo a été enterré dans la tradition musulmane, ce qui n'a pas été sans difficulté, d'autant que la plupart de ces proches sont chrétiens ou athés. Mais cela s’est fait ainsi, pour respecter les derniers choix de Baloo qui a trouvé dans l’Islam et dans ses fées marocaines une aide qui lui fut précieuse dans ces derniers instants.

Nous comptons faire vivre la mémoire de Baloo, au moins en imprimant ses petits contes et en vous les transmettant. Il y aura aussi surement une première commémoration lors de la dépose de la dalle (le cercueil de Baloo ayant été posé à même la terre, il faut attendre au moins 6 mois avant de la poser). Nous avons aussi d'autres idées mais il faut attendre un peu que les proches se remettent avant d'en reparler plus concrètement. Et bien entendu, ce blog restera en ligne quoi qu'il arrive.

Mon père et les sœurs de Baloo étant encore sous une forte émotion (tout le monde a pu se serrer les coudes à Crouttes mais le retour à la maison fut difficile), c'est moi, son plus vieux neveu qui suis venu écrire ce message.

Christophe Druaux

Jean -charles ce joint a christophe ,ainsi qu pierre-henrie,guillaume,david

merci a toute sa famille,laurette,veronique et richard et c neuveu et niece.ainsi que tous les amis,merci de votre soutiens.

je vous embrasse tres fort

15 janvier 2008

Le dernier au revoire pour baloo

Les obsèques de notre frère, ami et complice se feront vendredi 18 janvier au cimetière de crouttes 61120 (orne)

 à 11h00. La levee du corps se fera à 10h00. Que dire de plus que l'émotion est tellement forte que je n' arrive meme

pas à vous écrire plus. Je sais juste qu' il vous manquera autant à vous qu'a moi meme.

 

 

                                                                                    Image Hosted by ImageShack.us

13 janvier 2008

AU REVOIRE !!!

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TRES DURE POUR MOI DE FAIRE CETTE NOTE SUR LE BLOG,DE BALOO,BIEN SUR JE LA FAIT AVEC L'AUTORISATION DE RICHARD LE FRERE DE BALOO.

MA PENSEE ET TRES FORTE,POUR CETTE HOMME QUI CONTE BEAUCOUP POUR MOI.

LA MAUVAISE NOUVELLE C QUE HERVE "BALOO" ,N'EST PLUS AVEC NOUS DEPUIS CE MATIN,IL VIENS DE NOUS QUITTER,POUR UN AUTRE MONDE,GILLES L'INFIRMIER QUE JAI EU AU TELEPHONE,MA CONFIRMEE,IL SONT RETROUVEE BALOO,DECEDE SE MATIN.

SI VOUS DESIRER PLUS DE RENSEIGNEMENT,RICHARD SON FRERE ,SERA CHEZ BALOO DEMAIN MATIN,ALORS JE VOUS DONNE AVEC SONT ACCORD LE NUMERO DE TELEPHONE FIXE,SACHANT QUE LES PORTABLE NE PASSE PAS A CROUTTE,02.33.35.71.49 OU LE MIENS PERSO PORTABLE 06.66.44.16.80 LAISSER VOTRE MESSAGE SI SA NE REPOND PAS ET JE VOUS RAPELLE.

JEAN-CHARLES

 

02 janvier 2008

Vendredi 21......la CATA

... au matin.... aide-soignante, infirmier... les habitudes se mettent en place. Sauf que mon frère Riri est sur le depart. Deux fois Papy, il doit preprer lui meme sa petite famille à la fete paIenne de Noel. Il repart vers midi direction la Picardie.

Moi je reste seul et je sais que je ne le serai pas longtemps car le Grand Jean-Charles vient prendre le relais.
Il arrive. S'occupe du bois pour l'insert du salon. On a ce qu'il faut pour souper et moi, je me recharge de ma soupe : uniquement de ma soupe !

VOILA L'ERREUR !

Le lendemain samedi matin, 22 decembre, l'aide-soignant et l'infirmier me retrouvent en coma diabetique (Og30 !), tombé du lit et n'ayant aucune idée de ce qu'il m'est arrivé.
Panique.
Deception car Mathias et Andréas, les deux grands de Jean-Charles devaient mous preparer un repas de fete....
Ambulance.
Retour à l'Hopital Marescot.
Où je suis encore today malgré une permission de sortie samedi dernier pour casser la croûte à la Crèperie La Chaumine (chez Fred), avec JCH, Marco, Philippe et les 2 gamines de JCH : Maureen et Zoé.
Un chouette moment.
Mais je me sens tellement bien que JE VEUX retourner chez moi, que j'ai compris que la soupe ne suffisait pas et que je le ferai plus....

Toutes les notes